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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Valerio Adami : peintures et dessins

mercredi 22 juin 2016

Du 18 juin au 11 septembre 2016
Musée de l’Hospice Saint-Roch - 36100 Issoudun
Tél. 02 54 21 01 76
De juin à septembre, tous les jours
D’octobre à décembre, du mercredi au dimanche
Entrée gratuite
https://museeissoudun.tv

 

- A voir aussi au musée de l’Hospice Saint-Roch : Zao Wou-Ki collectionneur, jusqu’au 30 décembre 2016.

 

- Le Musée de l’Hospice Saint-Roch à Issoudun abrite une collection d’art contemporain, dont la donation Cécile Reims & Fred Deux, mais aussi un parcours chronologique dans le patrimoine local avec des pièces exceptionnelles comme deux arbres de Jessé en pierre, de la fin du XVe (dans la chapelle) et une apothicairerie.

Tandis que Saint-Malo expose une sélection d’œuvres récentes de Valerio Adami (jusqu’au 9 octobre 2016), le musée d’Issoudun propose une rétrospective d’une centaine de peintures, dessins et photographies, de la fin des années 60 à aujourd’hui. Né en 1935 à Bologne, dans une famille aristocratique, Valerio Adami a parcouru le globe durant toute sa vie. Formé à l’école des Beaux-arts de Milan, il a commencé à peindre à dix ans et c’est sa rencontre avec le peintre Oskar Kokoschka qui l’a encouragé à créer son propre style à 17 ans : une peinture figurative, très dessinée, liée au corps humain.

Associé à la Figuration Narrative, Valerio Adami, qui ne se reconnait pas dans ce mouvement, préfère parler de « Figuration rituelle ». On a aussi parlé d’une sorte de surréalisme dans son travail, mais s’il a bien connu Chirico, Matta ou Miró, il ne s’est jamais senti proche du surréalisme, « même si une interprétation, une lecture de [mes] toiles, avec cette clef est possible », laisse-t-il entendre. En fait, Adami se considère avant tout comme un dessinateur s’intéressant aux formes y compris dans la peinture ; toutes ses toiles étant précédées par un dessin en noir et blanc. Un engagement pour le dessin qui l’a conduit à créer une fondation européenne, l’Institut du dessin – Fondation Adami, en 1995 à Meina, au bord du Lac Majeur.

Fragmentant les formes, les épurant, il les fait étrangement glisser, la couleur venant ensuite en aplats de couleurs franches et tranchantes, ne recouvrant pas toujours le sujet. Cette perturbation du regard du spectateur dans ses premiers tableaux d’intérieurs se poursuit dans les corps aux formes découpées, façon BD ou inspirées par le cubisme, qui vont progressivement envahir son univers pictural. Si ces formes très dessinées, cernées de noir constituent le squelette de ses toiles, la couleur (acrylique) est une composante fondamentale chez Adami. Posée en plusieurs aplats monochromes, parfois zébrés de fines hachures pour donner un effet de volume, elle apporte sens et émotion au dessin et l’artiste la met en musique comme une partition.

Ne donnant pas forcément de clé de lecture à sa peinture intrigante, Adami qui « (a) pour conception de l’art qu’il soit une sorte de système de mémoire », évoque l’Antique, la mythologie, des hommes illustres tels son ami Derrida, la musique qui a toujours accompagné sa vie et les nombreux voyages effectués par ce grand nomade.

Autant d’histoires et de souvenirs auxquels il a donné forme.

Catherine Rigollet

Visuels : Valerio Adami, Le Cygne, 1983. Acrylique sur toile, 115 x 89 cm. Musée Hôtel Bertrand, Châteauroux. © Photographe Alberto Ricci © ADAGP 2016.
Valerio Adami, L’Ora del sonno del fanciullo, 1993. Acrylique sur toile, 194 x 260 cm. Fondation Adami, Milan. Photo : C.R.