Partenariat et publicité Liens utiles Contact La rédaction Suivre la vie du site RSS 2.0 Logo FaceBook Logo Twitter
L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

Accueil > Expos à Paris > Archives expo à Paris > Raphaël. Les dernières années > Raphaël. Les dernières années

Raphaël. Les dernières années

jeudi 11 octobre 2012

Du 11 octobre 2012 au 14 janvier 2013
Musée du Louvre
(en partenariat avec le musée du Prado à Madrid où l’exposition fut présentée du 12 juin au 16 septembre 2012)
Tous les jours, sauf mardi
De 9h à 17h45
Nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 21h45
Billet spécifique pour l’exposition : 12€
Billet jumelé avec les collections : 15€
Tél. 01 40 20 53 17
www.louvre.fr

 

 

- "Luca Penni. Un disciple de Raphaël à Fontainebleau" (Aile Sully, Salles 20 à 23), du 11 octobre 2012 au 14 janvier 2013. Accès avec le billet d’entrée au musée : 11€

 

 

- "Giulio Romano. Elève de Raphaël et peintre des Gonzague" (Aile Denon, Salles Mollien), Du 11 octobre 2012 au 14 janvier 2013. Accès avec le billet d’entrée au musée : 11€

 

 

- "Les Raphaël du musée Condé". Rotonde du Château de Chantilly. Du 11 octobre 2012 au 14 janvier 2013.
www.domainedechantilly.com

- A voir aussi au château de Chantilly : l’exposition Delacroix et l’aube de l’Orientalisme, jusqu’au 7 janvier 2013. 2 bonnes raisons d’aller à Chantilly.

Une beauté -presque trop- parfaite

En 1513, Raphaël a tout juste trente ans, est au sommet de son art, mais vit les sept dernières années de sa courte vie. Le propos de cette exposition présentée au Louvre débute à cette période, alors que l’artiste travaille depuis cinq ans à Rome, principalement aux décors des Chambres du palais du Vatican, des fresques monumentales dont l’exposition nous présente quelques dessins préparatoires et des photographies qu’on aurait souhaité plus grandes afin de mieux apprécier ces chefs-d’œuvre difficilement accessibles. Mais à cette époque, Raphaël peint aussi des retables représentant essentiellement la Vierge à l’enfant, et des portraits. Sa technique est à la pointe de son temps. Grand dessinateur, formé à la peinture à l’huile et à la fresque, il est l’un des premiers, en Italie centrale, à peindre à l’huile sur toile en même temps que sur bois. Ses préparations colorées sont novatrices et personne comme lui n’a peint les visages avec une telle douceur, une telle harmonie. Peut-être ses visages sont-ils même trop lisses et trop parfaits, manquant du tempérament plus exalté d’un Michel-Ange son principal rival, alors en charge de l’œuvre titanesque de la Chapelle Sixtine. Les Madones de Raphaël sont d’une incroyable délicatesse ; La Perla (musée du Prado à Madrid) en est l’un des plus beaux exemples. Ses portraits d’hommes sont tout aussi tendres. Le plus fameux est celui de son grand ami Baldassare Castiglione, représenté avec beaucoup de simplicité et d’empathie, un doux regard bleu magnifié par le velours noir du chapeau et du manteau à la fourrure gris taupe ; un tableau dont le Louvre va hélas se séparer en l’envoyant à Lens en 2013. Autre célèbre toile, l’Autoportrait avec Giulio Romano, l’assistant préféré de Raphaël dont il fit son héritier. Avec Gian Francesco Penni, Romano fait partie de l’atelier -que l’on sait pléthorique- que Raphaël mis en place pour faire face aux nombreuses commandes. Si quelques tableaux sont exclusivement attribués au maître, les assistants-élèves ont contribué à l’exécution de beaucoup d’autres, quand ils ne les ont pas entièrement réalisés, imitant le maître avec plus ou moins de bonheur, Romano étant certainement le meilleur de tous comme le montre sa Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste, dite Petite Madone (Louvre) et aussi Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste et sainte Elisabeth, dite la Petite Sainte Famille (Louvre). Romano fait, par ailleurs, l’objet d’une exposition personnelle au Louvre (ainsi que Luca Penni, frère de Gian Francesco Penni le collaborateur de Raphaël), tandis que, dans le même temps, le musée Condé du Château de Chantilly (dont les œuvres ne sortent pas), met en lumière trois chefs-d’œuvre de Raphaël, des œuvres précoces influencées par son maître Pérugin : Les Trois Grâces (vers 1504-1505), La Madone de la maison d’Orléans (vers 1506) et La Madone de Lorette (vers 1509-1510), peinture à rapprocher de la Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste, dite La Vierge au diadème bleu (vers 1512-1520), présentée dans l’exposition du Louvre, dont on ne sait si elle est de la main de Raphaël ou de Penni, mais aussi remarquable par la finesse des traits et la pose de l’enfant sur lequel la Vierge pose un voile aussi transparent que symbolique. Le 6 avril 1520, le maître d’Urbino mourait brutalement à Rome à l’âge de trente-sept ans, d’une effervescence créatrice selon certains, d’un excès de « plaisirs amoureux » comme l’affirmait Vasari en 1550, laissant toutefois un œuvre sans pathos, plein d’harmonie et de sérénité.

Catherine Rigollet

Visuel page expo : Raphaël (Urbino, 1483 – Rome, 1520). Vierge à l’Enfant avec le petit saint Jean Baptiste et sainte Élisabeth, dite La Perla, 1519-1520. Huile sur bois. H. 147,4 ; l. 116 cm. Madrid, Museo Nacional del Prado, P-301 © Museo nacional del Prado, Madrid.
Visuel page d’accueil : Raphaël. Autoportrait avec Giulio Romano (1519-1520). Huile sur toile. H. 99 x l 83cm. Paris, musée du Louvre, département des peintures.