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L'agora des arts - Des expositions à paris, en france et à l'étranger

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Jesús Rafael Soto : Chronochromes

jeudi 22 janvier 2015

Du 10 janvier au 28 février 2015
Galerie Perrotin
76, rue de Turenne - 75003 Paris
Du mardi au samedi, de 11h à 19h
Entrée libre
Tel. 01 42 16 79 79
www.perrotin.com

 

- Soto a fait l’objet d’une rétrospective au Grand Palais en février 2013.

À priori, des lignes strictes, des carrés, des courbes géométriques. Mais non, les œuvres cinétiques et optiques de Jesús Rafael Soto (1923-2005), exposées simultanément chez Perrotin à Paris et à New York, vivent, fluctuent, vibrent, oscillent, libérant le spectateur de la simple contemplation et l’invitant à reconstruire l’œuvre par son regard. L’artiste vénézuélien, venu en France en 1950, commence par s’intéresser au néoplasticisme de Mondrian. Puis tout au long de sa vie, il cherche non pas à imposer des couleurs sur des plans stables, mais à explorer leur perception à travers l’espace et le temps. Il sépare fond et premier plan, générant ainsi une œuvre tridimensionnelle. Il suffit alors d’un déplacement plus ou moins marqué du spectateur devant elle, pour qu’elle se transforme en une œuvre nouvelle, aléatoire, différente pour chacun par ses volumes, ses couleurs, ses effets sur sa perception.

Tableaux ou sculptures ?

Difficile à dire pour les œuvres pendues sur les cimaises. Tout est en effet question de perspective, de désir d’investigation de celui qui regarde, de l’angle de son regard. On pense à la définition de l’art cinétique par Umberto Eco en 1962 : “ le mouvement des formes, des couleurs et des plans est le moyen d’obtenir un changement de l’œuvre d’art dans son ensemble”. Mention spéciale pour Pénétrable BBL bleu (1999) : œuvre dans laquelle on entre en effet, une multitude de minces veines de PVC bleu tombant du plafond, dans lesquelles on s’enlace, on s’entremêle, une illusion de labyrinthe dont il n’y a pas à chercher la sortie. Des œuvres déroutantes, insaisissables mais néanmoins captivantes dont l’installation est due à Matthieu Poirier à qui nous sommes déjà redevables de Dynamo au Grand Palais en 2013 et de Julio Le Parc au Palais de Tokyo la même année.

Elisabeth Hopkins

Visuel page expo : Jesús Rafael Soto, Pénétrable BBL bleu (1999). Édition Avila (Succession Soto), 2007. PVC, métal, 3,65 x 10 x 4,7m. ©J.R Soto / ARS, New York/ ADAGP, Paris 2015. Et, J.R. Soto, Écriture bleu central, 1999. Peinture sur bois et métal, nylon. 208 x 304 x 36 cm. © Jesús Rafael Soto / Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris, 2015. Photo : Claire Dorn.
Visuel page d’accueil : Jesús Rafael Soto, Doble progresión azul y negra, 1975. Peinture sur métal. 305 x 333 x 343 cm. © Jesús Rafael Soto / Artists Rights Society (ARS), New York/ADAGP, Paris, 2015, photo : Livia Saavedra. Courtesy Galerie Perrotin